Comment remettre de la créativité dans ses contenus ?
Et lutter contre une créativité en berne ou en sommeil...
Bonjour et bienvenu dans cette édition #2 de 2025
Un grand merci aux nouveaux inscrits à ma newsletter et à celles et ceux qui continuent (ou attendent) de me lire, de commenter, de liker et de m’envoyer leur feedback par mail. Ca m’aide et me touche beaucoup. 🫶🏻




En début d’année, j’ai ressenti une grande perte d’énergie. Une sorte de brouillard mental. Ce n’est pas que j’étais moins créative. Mais je me sentais moins créative. Nuance importante.
J’avais l’impression de tourner en rond. De devenir un robot.
Et ce sentiment s’est intensifié à la lecture de contenus très (trop) standardisés sur les réseaux ou dans ma boîte mail :
→ Des templates pré-mâchés digérés trop vite,
→ Des prompts IA mal exploités,
→ Des posts qui se ressemblent tous…
J’ai même failli lâcher une mission. J’étais persuadée que ma cliente ressentait ma baisse de régime. Dans ma tête, c’était clair : « mieux vaut tout arrêter avant qu’elle ne le fasse ».
Heureusement, une discussion challengeante avec une consoeur m’a recadrée. Et m’a rappelée que la créativité n’a rien d’un flux constant.
Mais ces derniers mois m’ont amenée à observer trois grandes dérives dans notre façon de créer :
Les contenus “template” nous saturent.
L’IA est souvent mal utilisée.
Et les générateurs d’idées ne suffisent pas.
Résultat : une perte d’authenticité, une baisse de qualité, un goût d’inachevé.
Alors… comment remettre de la créativité dans ses contenus ?
Voici les pistes qui m’aident à remettre de l’âme dans mes mots.
1. Accepter que la qualité vient (aussi) de la quantité
De ce qu’on écrit…
On entend souvent qu’il faut choisir entre qualité et quantité. Je pense que c’est un faux dilemme. Car la qualité naît souvent de la quantité.
Depuis janvier, j’ai commencé à écrire “mes pages du matin” — sauf qu’elles sont devenues mes pages du soir. Je ne suis PAS du matin 😉.
Je tiens cet exercice du livre « Libérez votre créativité » de Julia Cameron.
Ce que j’écris ? Des idées de posts, des bribes de phrases, parfois des paragraphes entiers… que je n’utiliserai peut-être jamais.
Et ce n’est pas grave. Parce que ce sont mes brouillons : des pensées brutes, des émotions, des prises de conscience. Et tout ça alimente mon processus créatif.
Certaines idées finissent dans ma bibliothèque d’idées sur Notion. D’autres non. Je trie, je réorganise, je laisse mûrir.
Je prends aussi beaucoup de notes lors d’événements, conférences, tables rondes…
Ce sont des moments qui ouvrent l’esprit, bousculent mes certitudes et réveillent de nouvelles idées.
…et de la quantité de ce qu’on consomme
Là aussi, pas besoin de se censurer.
Je lis les newsletters d’autres freelances, je scrute les commentaires sous certains posts, je plonge dans des bouquins qui n’ont parfois rien à voir avec la com'.
Et ce brassage d’idées, de styles, de formats, nourrit mon inspiration.
On entend parfois : « Ne consomme pas le contenu de tes concurrents, tu risques de te comparer ».
Mais pour moi, ce sont des pairs, pas des ennemis. Lire ce qu’ils font me stimule plus que ça ne me bloque. Cela m’oblige à sans cesse m’améliorer.
2. Pratiquer une écologie de l’écriture
Écrire demande de l’énergie.
Et pour éviter l’épuisement, j’ai adopté trois pratiques de recyclage créatif :
La reformulation : je reprends un ancien contenu (qui a bien ou mal performé), je change l’angle, le format, et je lui donne une seconde vie.
Le remodelage : je reprends un post LinkedIn pour en faire une newsletter, ou l’inverse.
Le découpage : je découpe un long contenu (article, carrousel…) en plusieurs capsules plus digestes.
Écologique pour moi. Et plus digeste pour mes lecteurs.
3. Sortir du mythe de la muse
La créativité n’est pas un éclair de génie. C’est une pratique.
Et parfois, elle se cache là où on ne l’attend pas :
Dans les papotages : avec les membres du collectif de freelances Locomotiv’ ou de mes réseaux d’entrepreneurs : APACOM et CEBX, avec les bénévoles de l’association TEDxBordeaux, lors des codévs en marchant, autour d’un café ou d’un déjeuner de réseautage.
À chaque fois, je ressors nourrie d’idées, d’envies, d’élans.
Dans l’ennui et la contemplation : s’ennuyer, flâner, observer les canards et les oies au jardin public, regarder le vent dans les arbres. Ce n’est pas “perdre son temps”. C’est nourrir l’imaginaire.
Dans mon propre processus :
Une idée surgit
Je l’attrape dans Notion, un cahier, une note vocale
Je laisse mûrir
Je rédige plus tard… parfois d’un seul trait, souvent le soir ou après avoir cogité la douche 😅.
4. Trouver son rythme (pas celui des autres)
Mon horloge interne, mon chronotype ? Le loup :
J’ai un rythme décalé et des difficultés à démarrer le matin. Je suis créative en fin de journée, pas à 8h du mat’.
Pour preuve, je finalise cette newsletter un dimanche soir à 20h30. Comme quoi… la créativité ne se programme pas toujours, mais elle a besoin d’espace.
Et parfois, pour me reconnecter à moi, je me déconnecte du reste :
Le rendez-vous avec l’artiste (toujours Julia Cameron) :
Elle l’explique en ces termes : “C’est une plage de temps, par exemple deux heures hebdomadaires, spécialement réservée pour nourrir votre conscience créative et l’artiste que vous avez en vous”. Lors de ce rendez-vous on n’emmène personne d’autre que soi et l’artiste qu’on a en nous. Il peut s’agir d’une excursion, d’un moment de récréation. Attention ! Les courses ou le shopping ne comptent pas ;). Depuis le début de l’année, j’essaye de m’organiser ce rendez-vous soit le weekend ou le vendredi après-midi que j’ai décidé de ne plus travailler. Un moment seul avec moi-même, pour nourrir ma créativité. Une expo, un film, une balade sans téléphone. Pas de to-do, pas d’objectif. Juste l’envie.
Des lectures déconnectées de mon métier :
Lire des choses différentes me permet de faire des ponts inattendus.
Dernier exemple en date ? Pour un client consultant et coach en transformation organisationnelle, j’ai utilisé des citations de Victor Hugo, Maya Angelou, Sénèque et prochainement Le Cercle des Poètes Disparus.
Et ça fonctionne. Parce qu’on touche à l’universel.
Faire un pas de côté :
Du 16 au 18 mai, je pars en retraite créative avec Plumes & Papilles.
J’ai ressenti le besoin de m’extraire de ma routine, de me reposer, d’observer, de déposer. Dans un endroit au calme, proche de la nature, avec peu de connexion internet. Pour me reconnecter à l’essentiel. Et nourrir ce fameux liamm (lien).
En conclusion ?
La créativité, c’est :
de la curiosité,
des rencontres,
de l’introspection,
du temps pour soi,
et surtout… de la liberté.
Et l’IA dans tout ça ? Vaste sujet qui fait couler beaucoup d’encre… Pour répondre à cette question (en attendant de rédiger une réflexion plus approfondie), je citerai les intervenants d’une table ronde récemment organisée par TEDxBordeaux et qui portait sur “l’iA et la créativité”…
L’IA produit. L’humain éprouve.
La créativité naît du manque, du doute, de l’ennui, de la friction.
Utilisée comme outil, l’IA peut décupler notre potentiel.
Mais si on lui laisse les commandes, on perd notre voix. Et notre lien.
L’IA reste un outil, une machine à utiliser en pleine conscience et privilégions toujours la créativité.
Et gardons surtout en tête que plus de créativité = plus d’authenticité = plus de qualité = plus de différenciation et singularité.
🌟 La reco du mois
Si toi aussi tu ressens le besoin de retrouver de l’élan, je te recommande chaudement les ateliers d’écriture et retraites créatives de Marion Guével :
👉 https://www.marionguevel.com

